La Ford Hypercar commence enfin à montrer son vrai visage sur la piste. Le constructeur américain a lancé les essais de sa future LMDh au circuit Paul-Ricard. Cette voiture doit rejoindre le FIA WEC et surtout disputer les 24 Heures du Mans dès 2027.
Encore recouvert d’un camouflage bleu et blanc, le prototype laisse pourtant apparaître plusieurs choix techniques. Ford entre désormais dans une phase cruciale, où la fiabilité et les performances devront progressivement rejoindre les ambitions.
À retenir :
- La Ford Hypercar a commencé ses essais au circuit Paul-Ricard.
- Son arrivée en FIA WEC est programmée pour 2027.
- Elle repose sur un châssis Oreca associé à un V8 atmosphérique de 5,4 litres.
- Matt Campbell et Logan Sargeant ont participé aux premiers roulages.
- Ford vise à terme la victoire au classement général des 24 Heures du Mans.
La Ford Hypercar entre dans une phase décisive
Les premières images représentent une étape importante pour ce programme d’endurance. Jusqu’ici, Ford avait surtout communiqué sur le développement mécanique et les préparatifs réalisés à Dearborn.
Le roulage change complètement la perspective. Les ingénieurs peuvent maintenant confronter les simulations informatiques aux contraintes rencontrées sur un véritable circuit.
Les premiers essais de rodage ont débuté le 5 août 2026. Les systèmes embarqués ont alors été progressivement activés afin de contrôler leur fonctionnement.
Selon Motorsport.com, le démarrage du moteur installé dans le châssis avait déjà été effectué environ un mois auparavant.
« Voir une Hypercar rouler constitue toujours un tournant : les simulations doivent désormais résister aux contraintes réelles de la piste. »
Cette étape paraît classique dans le développement d’une voiture de course. Elle reste pourtant déterminante avant d’augmenter progressivement le rythme et la durée des séances.
Un V8 atmosphérique de 5,4 litres pour la LMDh
Sous sa carrosserie se trouve l’une des caractéristiques les plus intéressantes du projet. Ford a choisi un V8 atmosphérique de 5,4 litres dérivé de la famille Coyote.
Ce moteur a été développé et testé dans les installations Ford de Dearborn. Il donne déjà au prototype une identité sonore particulièrement reconnaissable.
À l’écoute des premiers roulages, la sonorité rappelle davantage certaines muscle cars américaines. Elle tranche avec les motorisations turbocompressées choisies par plusieurs concurrents engagés en endurance.
Le prototype repose parallèlement sur un châssis développé avec Oreca. Ce partenariat permet à Ford de profiter de l’expérience considérable du constructeur français en compétition.
| Caractéristique | Ford LMDh |
|---|---|
| Catégorie | LMDh |
| Châssis | Oreca |
| Moteur | V8 atmosphérique |
| Cylindrée | 5,4 litres |
| Championnat visé | FIA WEC |
| Première saison prévue | 2027 |
| Objectif majeur | 24 Heures du Mans |
Une silhouette qui dévoile déjà ses choix aérodynamiques
Le camouflage empêche encore d’apprécier précisément les formes définitives. Plusieurs éléments aérodynamiques sont néanmoins suffisamment visibles pour comprendre certaines orientations du projet.
La partie avant apparaît particulièrement basse et travaillée. Son dessin peut rappeler, sous certains angles, celui de la Ferrari 499P.
Un splitter central surélevé accompagne différents appendices installés sur les côtés. Des tunnels dirigent également l’air depuis l’avant vers les flancs du prototype.
La zone située au-dessus des roues arrière bénéficie d’un travail de sculpture important. La prise d’air moteur évoque, quant à elle, certaines solutions observées sur la Porsche 963.
Ces ressemblances visuelles ne signifient évidemment pas que les architectures aérodynamiques fonctionnent exactement de la même manière. Les prochains essais permettront surtout à Ford d’affiner son propre compromis entre appui et traînée.
Campbell et Sargeant participent aux premiers essais
Ford commence également à mobiliser plusieurs pilotes expérimentés autour de son programme. Matt Campbell et Logan Sargeant se sont notamment relayés durant cette phase de roulage.
Tom Blomqvist et Mike Rockenfeller doivent également prendre part au développement. Leur expérience permettra de multiplier les retours techniques sur le comportement du prototype.
Un premier retour d’expérience apparaît déjà intéressant : Ford privilégie une montée en puissance progressive plutôt qu’une recherche immédiate du chronomètre. Cette méthode permet généralement d’identifier les problèmes avant les longues simulations de course.
Le second retour d’expérience concerne la diversité des pilotes mobilisés. Des profils différents peuvent aider les ingénieurs à distinguer un véritable défaut technique d’une simple préférence de pilotage.
Le Paul-Ricard comme laboratoire avant le Mans
Le circuit Paul-Ricard offre un terrain particulièrement intéressant pour cette première campagne. Ses différentes configurations permettent d’explorer plusieurs situations sans changer immédiatement de circuit.
Les ingénieurs doivent maintenant accumuler les kilomètres. La fiabilité du groupe motopropulseur, l’électronique, le refroidissement et l’aérodynamique devront être progressivement éprouvés.
Le programme devrait ensuite devenir beaucoup plus intensif. Chaque kilomètre parcouru permettra d’affiner une voiture encore éloignée de sa configuration définitive.
Son nom commercial reste d’ailleurs inconnu. Ford prévoit de le révéler après cette première période de développement, lorsque le projet aura atteint une nouvelle étape.
Ford prépare déjà son retour aux 24 Heures du Mans
L’objectif dépasse largement la simple participation au FIA WEC. Ford souhaite retrouver les premiers rôles dans une discipline intimement liée à son histoire sportive.
Selon le site officiel des 24 Heures du Mans, le constructeur a déjà utilisé son futur moteur pour simuler des tours du circuit du Mans dans ses installations de Dearborn.
Cette préparation illustre clairement l’ambition du programme. Ford veut pouvoir se battre pour la victoire générale, et non simplement compléter la grille Hypercar.
Le constructeur retrouvera alors une concurrence particulièrement relevée. Ferrari, Toyota, Porsche, Cadillac et d’autres marques ont transformé la catégorie reine en véritable vitrine technologique.
Selon Motorsport.com, les essais du Paul-Ricard constituent seulement le commencement d’un programme de développement appelé à fortement s’intensifier.
Un court témoignage venu de la piste résume finalement assez bien l’impression laissée par cette voiture : son V8 donne immédiatement une personnalité américaine au prototype, avant même que ses performances réelles puissent être évaluées.
Les premières images apportent donc des indices, mais aucune hiérarchie sportive. Les prochains mois diront si cette identité technique peut devenir une véritable menace au Mans. Et vous, que pensez-vous du choix de Ford et de ce V8 atmosphérique ? Donnez votre avis en commentaire.