Tarbes : un investisseur veut sauver l’ancienne Tuilerie Oustau

9 août 2026 // Eric

L’ancienne Tuilerie Oustau pourrait enfin sortir de plusieurs décennies de sommeil. À Aureilhan, aux portes de Tarbes, un investisseur étudie un vaste projet de reconversion.

L’opération pourrait atteindre 20 millions d’euros, mais la sauvegarde du patrimoine protégé reste un obstacle financier majeur.

À retenir

  • Un investisseur s’intéresse sérieusement à la Tuilerie Oustau, fermée depuis 1970.
  • Le programme représenterait 14 à 20 millions d’euros sur près de trois hectares.
  • Bureaux, logements, commerces, résidence seniors et parc public sont envisagés.
  • La protection patrimoniale entraînerait environ 2 millions d’euros de coûts supplémentaires.
  • Les premières réalisations pourraient voir le jour autour de 2030.

La Tuilerie Oustau pourrait enfin connaître une nouvelle vie

Visible notamment depuis la voie ferrée, la Tuilerie Oustau constitue un témoin remarquable du passé industriel d’Aureilhan. Le site est fermé depuis 1970 et appartient toujours aux descendants des anciens exploitants.

Selon Actu.fr, un investisseur est désormais sur les rangs pour transformer cette friche. Cette perspective pourrait débloquer un dossier sur lequel les acteurs locaux travaillent depuis plusieurs années.

Le projet reste cependant à un stade conditionnel. Les études, les financements et les contraintes patrimoniales doivent encore être conciliés avant un engagement définitif.

« Sauver la tuilerie suppose de trouver un équilibre entre patrimoine, nouveaux usages et viabilité économique. »

Cette équation explique pourquoi la transformation du site prend autant de temps. Réhabiliter un bâtiment historique demande généralement davantage de précautions qu’une opération immobilière classique.

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Un investissement pouvant atteindre 20 millions d’euros

Le programme envisagé concernerait près de trois hectares. Son montant global serait compris entre 14 et 20 millions d’euros.

Plusieurs usages complémentaires permettraient de créer un véritable nouveau quartier :

  • des bureaux et des commerces ;
  • une résidence destinée aux seniors ;
  • des logements en accession sociale ;
  • un parc public accessible aux habitants.

L’objectif ne serait donc pas uniquement de restaurer des bâtiments anciens. Il s’agirait également de redonner une fonction économique, résidentielle et sociale à cette importante emprise foncière.

Élément du projetInformations envisagées
SurfacePrès de 3 hectares
Investissement14 à 20 millions d’euros
PatrimoineConservation d’éléments protégés
UsagesLogements, bureaux, commerces, résidence seniors
Espace publicCréation envisagée d’un parc
Premières livraisonsAutour de 2030

Selon Actu.fr, le maire Emmanuel Alonso échange avec un investisseur susceptible de porter cette transformation. Les premières livraisons pourraient intervenir vers 2030, sous réserve de l’aboutissement du dossier.

Le patrimoine protégé complique la réhabilitation

C’est probablement le point le plus délicat du projet. La Tuilerie Oustau bénéficie d’une protection au titre des monuments historiques.

Cette protection permet de préserver son identité architecturale, mais elle impose également des contraintes importantes. Le surcoût associé serait estimé à environ 2 millions d’euros.

Dans ce contexte, la commune cherche des solutions permettant de rendre l’opération financièrement viable. Elle souhaite notamment mobiliser le Fonds friches et la Fondation du patrimoine.

Des échanges avec la Direction régionale des affaires culturelles sont également nécessaires. La municipalité espère obtenir certains assouplissements compatibles avec la préservation du site.

Sans réponse satisfaisante sur cette enveloppe supplémentaire, l’investisseur pourrait finalement renoncer à s’engager. Le financement de la dimension patrimoniale devient ainsi une condition déterminante.

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Une friche industrielle suivie depuis plusieurs années

La transformation de la Tuilerie Oustau n’est pas un dossier apparu récemment. La commune cherche depuis plusieurs années une solution adaptée à cette propriété privée.

Selon la Ville d’Aureilhan, la réflexion associe notamment la communauté d’agglomération Tarbes-Lourdes-Pyrénées et l’Établissement public foncier d’Occitanie.

Cette coopération est essentielle puisque le projet dépasse largement une simple restauration immobilière. Il touche simultanément au patrimoine, au logement, à l’aménagement urbain et aux espaces publics.

Un premier retour d’expérience des nombreuses reconversions de friches françaises montre justement l’importance d’un programme mixte. Diversifier les usages facilite généralement la création d’un quartier vivant plutôt qu’un ensemble isolé.

Pourquoi cette transformation compte pour Aureilhan et Tarbes

La sauvegarde de la Tuilerie Oustau représente aussi un enjeu d’identité locale. Faire disparaître totalement cette ancienne implantation industrielle ferait perdre une partie visible de l’histoire économique d’Aureilhan.

À l’inverse, conserver chaque élément sans lui trouver d’utilisation pourrait rendre sa restauration difficilement soutenable. Le compromis entre conservation et transformation apparaît donc central.

Un second retour d’expérience ressort des projets comparables : les espaces publics jouent souvent un rôle déterminant. Le parc envisagé pourrait notamment ouvrir davantage le site aux habitants.

Pour les riverains, l’arrivée d’un investisseur constitue ainsi une avancée encourageante, sans représenter encore une garantie. Un habitant attaché au patrimoine local pourrait résumer l’attente simplement : « L’essentiel est que le lieu revive sans perdre son histoire. »

D’ici 2030, plusieurs étapes devront encore être franchies. Études techniques, discussions patrimoniales et recherche de financements détermineront réellement l’avenir de cette friche emblématique.

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